Je suis épuisée. Impossible de vous dire pourquoi, c’est juste comme ça. Je n’ai plus l’excuse d’avoir filé un coup de rouleau, puisque depuis de l’eau a coulé sous les ponts et même si j’ai encore un peu mal aux pouces à l’heure ou je vous parle, je n’ai pas fait de travail physique depuis dimanche, sauf si l’on tient compte du désencombrement de mon appart’, ce qui n’est pas mortel non plus.
Je suis épuisée, disais-je, c’est pourquoi je ne peux que me réjouir à l’approche de la fin de la semaine, qui marquera le début de nouvelles vacances. J’espère sincèrement que l’air de la montagne me permettra de recharger mes batteries. Non en fait, j’en suis sûre. J’essaie de ne pas trop penser à la météo, je crois que je porte la poisse un peu, mais c’est pas grave. Je profiterai de ces vacances au grand air d’une façon ou d’une autre !
J’aurais presque honte d’avoir loupé ça. Mais en fait non. J’aime pas connaître la fin à l’avance, et l’île de la tentation c’était un peu ça. L’avantage avec internet, c’est qu’on y retrouve absolument tout (y compris le moins utile), et donc notament toute l’émission d’hier. Mon boss me souffle que l’émission ne sera pas reconduite l’année prochaine, c’est un peu la fin d’une époque, mais je fais confiance à TF1 pour nous concocter un programme plus trash encore.
Ce que je n’avais pas prévu par contre, c’est de tomber sur Justice en rentrant chez moi hier soir. Je marchais tranquille et paf, à l’angle de Rochechouard et Barbès, on se croise. D’habitude, j’en croise qu’un seul (Gaspard, j’avoue, il a fallu que je cherche online, je sais jamais qui est Gaspard Augé et qui est Xavier de Rosnay, d’ailleurs j’étais bien incapable de me souvenir de leurs noms, mais ça devrait aller maintenant), et là je vois les deux d’un coup, c’est assez dingue. Je suis déçue par contre, ils ne m’ont pas reconnue. Sérieux c’est abusé ! J’espère bien que ce billet m’amènera des visiteurs, ça pourrait peut-être apaiser cette grosse douleur dans mon coeur. Comment ça je suis pas crédible ?
Depuis peu, je me passionne pour la simplicité volontaire. Ces derniers mois, j’ai réalisé à quel point je me sens emprisonnée dans quelque chose qui ne me correspond pas/plus. J’aspire à me débarrasser de certaines de mes chaînes afin d’être plus libre pour ce qui a vraiment de l’importance. La surconsommation n’a pas rendu ma vie plus belle, et n’a de toute évidence pas rendu service non plus à notre chère planète. Puisque le bonheur n’est pas là, pourquoi ne pas le chercher ailleurs ?
Oui mais où ? me demanderez-vous. Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour avancer sur cette voie, c’est de déblayer un peu le chemin.
Première étape : le désencombrement de mon appartement. En tant que grande consommatrice et grande conservatrice, j’en ai accumulé, du bordel ! Et Dieu sait que dans un petit appartement, ça peut vite devenir envahissant… J’ai donc entrepris de faire place nette dans mon chez moi, histoire de me simplifier la vie.
L’idée est de me débarrasser de tout ce qui n’est pas indispensable ou que je n’ai pas utilisé depuis au moins un an . Et croyez-moi, ça en fait des choses ! Tous les bibelots et cartons qui prennent la poussière depuis trop longtemps ne sont plus les bienvenus chez moi, et c’est avec grand plaisir que je m’en sépare, même si, je dois l’avouer, il est parfois difficile de se séparer de certaines choses. Mais que voulez-vous, je n’ai pas la place de stocker l’inutile… La première zone à laquelle je me suis attaquée, la pièce à vivre, est déjà bien plus agréable.
Ce soir, j’ai attaqué le dressing, qui en avait sacrément besoin ! Entre les vêtements perdus au fin fond de la petite pièce et dont j’ai oublié l’existence et les choses qui n’ont rien à voir mais que j’entrepose là parce que je n’ai pas de cave, il y a un sacré tri à faire ! Parce que là aussi, force est de constater que tout cela est loin de m’être utile !
Une fois le plus gros (tout ce dont l’inutilité saute au visage) éliminé, je ferai un deuxième passage afin de prendre la décision qui s’impose concernant certaines choses dont il est plus difficile de se séparer (vous savez, le petit pincement au coeur à l’idée de jeter ou donner…).
Tout cela, malgré l’énergie que le désencombrement massif nécessite, me met sincèrement en joie. Vous n’imaginez pas le bonheur que c’est d’avoir un peu moins le sentiment de se trainer un boulet quotidiennement…! Vivement la suite !
En ce lundi soir je suis toute fatiguée. Mais c’est une fatigue qu’elle est bonne pour ma peau, puisque c’est la fatigue de la femme heureuse et satisfaite, eeeeeh oui. C’est que j’ai fait des choses utiles et des choses agréables, et que du coup, c’est pas si pénible que ça d’être fatiguée. Et je sais que tu es content de le savoir, pas vrai ? Je reviendrai peut-être sur tout ça quand j’aurai un peu plus d’énergie (je promets pas non plus, hein, on sait jamais, des fois que l’envie me passe !).
En attendant, pour partager mon bonheur, je t’offre une jolie rose publiquement. Oui, à toi. Je sais que tu te reconnaîtra.